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GUADELOUPE – MARTINIQUE – GUYANE – LA REUNION – MAYOTTE – POLYNESIE FRANCAISE – NOUVELLE CALEDONIE – WALLIS ET FUTUNA – SAINT PIERRE ET MIQUELON - SAINT MARTIN - SAINT BARTHELEMY
Outre-mer : un capital naturel, à préserver pour le futur
Avec une surface quatre fois et demie plus petite que la métropole, les collectivités françaises d’outre-mer abritent comparativement 100 fois plus de poissons d’eau douce, 60 fois plus d’oiseaux, 26 fois plus de plantes et 3,5 fois plus de mollusques endémiques. Ainsi, avec 3 450 plantes et 380 animaux vertébrés uniques au monde, l’Outre-mer accueille autant d’espèces endémiques que toute l’Europe continentale ! Le milieu marin complète ce formidable palmarès avec 10% des récifs coralliens et lagons de la planète.
 
Ce constat exceptionnel est précisé dans le rapport “Biodiversité et conservation des collectivités françaises d’outre-mer” publié en juin 2003 par le Comité Français de l’Union Mondiale pour la nature (UICN). Cet ouvrage de référence met en lumière, grâce à l’apport d’une centaine d’experts issus d’associations, d’instituts de recherche comme le Muséum National d’Histoire Naturelle, et des administrations, l’exceptionnelle diversité des espèces et des habitats naturels.
Ce patrimoine naturel remarquable est toutefois fragilisé et menacé; son érosion progressive et dans certains cas définitive s’explique par l’existence d’un grand nombre de menaces urbanisation et construction d’infrastructures, exploitation minière et forestière, intensification de l’agriculture, invasion d’espèces exotiques, pollutions, changement climatique... Depuis 400 ans, on recense 60 fois plus d’extinctions globales dans les collectivités d’Outre-mer qu’en métropole. La France se classe au 6e rang mondial pour le nombre d’espèces d’oiseaux les plus menacées et au 2e pour les chauves-souris. Les forêts sèches ou semi-sèches qui s’étendaient autrefois le long des côtes ont quasiment disparu à la Réunion, 90% d’entre elles ont été transformées en cultures ou habitats secondaires en Nouvelle-Calédonie elles n’occupent plus que 1 % de leur surface initiale.
Fondement pour l’avenir des populations d’Outre-mer d’aujourd’hui et de demain; la préservation et la gestion durable de ce patrimoine biologique est un facteur clé du développement des collectivités d’Outre-mer dont l’intégration dans les politiques actuelles et à venir est une nécessité absolue.